dimanche 2 septembre 2007

La route de la mort....

De l´altiplano aux vallées Yungas



Le repas de la Sainte Scène ?


Bienvenue sur la route la plus dangeureuse du monde. Amen.


Vous avez dit dangeureux ?


Le vertige ?

On serre les fesses, et on avance !

Tout près de l´abyme ... !


On croise les doigts !


23 août 2003...certains se souviendront à jamais de cette date.


Mamie fume une cigarette dans notre 4x4... !


On est déjà loin du désert

Coroico, et sa vue sur la vallée luxuriante




On se lève ce matin en appréhendant un peu notre journée. Nous allons emprunter l´une des routes les plus dangeureuses du monde en 4x4. Location terminée, Thibaut déniche un petit déj royal sur la place centrale pendant que Francois empêche les mecs d´uriner sur la voiture... 11h c´est le grand départ, on arrive rapidement au col, à 4800m: la végétation est inexistante et le vent sec. Seuls les superbes sommets décorent le paysage. Premier passage de police. Des femmes vendent à manger sur le bord de la route, le policier a le sourire. On est confiants. Il nous raconte une blague, on répondit poliment par un sourire. Puis il nous demande 10 pesos (1 euro). On se demande tout bas: "C´est une blague ?". Main sur le portefeuille, on lui donne son backchich et on décampe sans trainer. C´est l´heure de la descente, la route est encore bitumée et l´heure est à la ballade. Une heure plus tard, c´est le dylemne: à gauche: la nouvelle route plus longue, plus sure, mais moins typique et bitumée. A droite: la piste, caillouteuse, glissante, bordée par les ravins...Embrayage, première vitesse enclenchée... Le cligno droit clignote... C´est parti.

Le Suziki Grand Vitara est en mode 4 roues motrices, le compteur indique á peine 15 km/h....pied sur le frein, on progresse doucement en admirant l´évolution ultra-rapide de la végétation. Des arbres, des fleurs apparaissent, bientôt des lianes et des fontaines bordent le mur qui est rasé de près par le gros rétroviseur. On est sous le charme. La vue se dégage, on se croit dans Indiana Jones, c´est maintenant la forêt à perte de vue qui est sous nos yeux. La vallée est somptueuse. Ca et là, des croix rappelent aux automobilistes d´être vigilants. On croise plus bas une dizaine de croix bien alignées le long de la route, accident du 23 aout 2003. Un minibus. Gloups. On prend en stop (c´est un comble, pour nous qui voulions faire notre voyage en stop) une vieille femme et un homme pour les emmener à Coroico, notre destination. La fin du trajet se passe bien, nous arrivons enfin dans le petit village perché dans la montagne au milieu des plants de bananiers. On passe la soirée à trainer dans la ville et boire du jus de bananes. Demain, on a prit rendez vous avec un guide, Coco pour les intimes, pour faire une petite rando près des grandes cascades. 6 heures de marche tout au plus.